Les raparatières. Ce sont des poteries incluses dans le mur et dont l'usage est d'inciter les oiseaux à nicher. Quand viennent les jours de disette, il suffit d'une échelle pour aller les cueillir pendant la nuit. Ce mur, l'un des derniers de Montréal à être équipé de la sorte, est classé.

 


Photo ancienne montrant la Procession des Rogations rue de la Mairie.

Cette procession allait bénir le reposoir installé dans la maison Revel, anciennement le château. Le grand dais était de sortie, avec ses dix porteurs, plusieurs ecclésiastiques, les enfants de choeur et quelques jeunes rosières avec leur corbeille de pétales de rose.

Los perros ladran, la caravana pasa...

 


La limonade Régnier fut pendant plus de cinquante ans "la Reine des Limonades". La maison mettait aussi de la bière en bouteille livrée en tonneaux de bois. Les jours d'arrivage de ces tonneaux le père Régnier ne manquait pas de bénévoles pour laver les bouteilles et manipuler les caisses. L'évaporation était intense.



Chape d'apparat




 


Une des rares photos, sinon la seule connue, de la gare en 1920


 


L'ancienne horloge


 


Parfois, une pierre orpheline.... mais où est-elle ?


 


Les Pompiers de Montréal en 1951




 


Une porte en anse panier du début XVII°



 


Une des rares photos du centre-ville où on devine l'imposante statue de la Vierge, au dessus du magasin A la Vierge, (au fond de la rue à gauche) qui devint les Docks Méridionaux. Tout cela est démoli aujourd'hui et sert de terre-plein d'exposition aux merdes de chien.

 

 

 

L'un des premiers camions de Montréal fut celui de Paul Ferrasse, pailles et fourrages. Il était le père de René Ferrasse le menuisier et le grand-père du douanier, Jean-Paul. Il décéda au Pignié en 1944.




Le loup gris de Garric


Au début du XIX ° siècle, quand Maître Farabosc, notaire à Montréal entrevit sa fin prochaine, il envoya un domestique en voiture pour quérir un prêtre afin de recommander son âme à Dieu. Il habitait alors sa propriété de Garric aux confins du territoire de Montréal.

On était alors aux lendemains de la Révolution qui avait vu la spoliation des Biens d’Église ; non seulement le notaire avait grassement engrangé des honoraires sur ces transactions scélérates mais aussi, pour lui-même, avait fait d’excellentes affaires sur le dos de l’Église. Aussi répondit-on au domestique qu’il n’y avait aucun prêtre de disponible. Celui-ci insista beaucoup mais en vain ; il dut repartir avec la vague promesse que dès qu’on trouverait un prêtre disponible pour administrer les derniers sacrements à son maître, on l’enverrait.

Le temps passa et finalement un vieil abbé se mit en chemin à pied en direction de Garric, sans hâte. A mi-chemin, il rencontra le domestique en voiture qui venait annoncer la mort de Maître Farabosc. L’abbé s’en retourna.

Le notaire fut enterré sur sa propriété.

A peu de temps de là, les fermiers entendirent des hurlements de loup pendant la nuit. La chose n’aurait rien eu d’exceptionnel si ce n’était que les loups ne venaient dans la Malepère qu’au plus fort de l’hiver. Le bétail en fut fort dérangé, les bœufs rompirent leurs attaches et s’échappèrent. Cet événement inquiéta d’autant que plusieurs faits inexplicables eurent lieu dans le même mois. Des portes s’ouvraient sans raison, la chaîne du puits de mettait en mouvement toute seule, des meubles se déplaçaient sans qu’on les touche, les animaux étaient nerveux et bien d’autres choses encore.

Une nuit on vit un loup gris dans le parc près de la tombe de Farabosc. On comprit alors que c’était l’âme en peine de Farabosc qui errait. Ce loup fut revu à maintes reprises et la réputation de Garric fut établie.

Les propriétaires se succédèrent, les fermiers aussi ainsi que les locataires mais personne ne restait bien longtemps ; l’inquiétude ne tardait pas à s’installer devant la répétition de faits anormaux. On voulait en partir au plus vite.

Vers 1970, un prêtre prit son courage à deux mains et vint à Garric pour exorciser les lieux. Lui-même me raconta son intervention. Il tomba gravement malade et son action fut de peu d’effet puisque les manifestations persistèrent, certaine même tragique.

Aujourd’hui, on n’entend plus parler du fantôme de Garric puisque la propriété a changé de mains assez souvent et que ce sont des étrangers qui y habitent. On ne sait plus rien de ce qui s‘y passe.

On se contente de plaisanter pour tout exorcisme : Garric ou Peur ! Mais jusqu’à quand ?




Pendant l'hiver 1940/41 les crues emportèrent le Pont des Teints et causèrent d'immenses dommages en aval. Heureusement un jeune photographe passait par là et prit ce cliché. Ce fut l'entreprise Fioro qui le rebâtit en 1941. (Coll. Paychenq).

Mémoire populaire... Le Père Flou

(Décembre 2008).

- ...mon grand-père me disait qu'à cet endroit il y avait une lampe. Une lampe mal foutue, genre lampe à pétrole ou chandelle, et c'est l'ancien charron, Pouget, qui venait l'allumer.

- Tu parles de quand ?

- Mon pauvre ! La femme de ce Pouget est morte le jour de la déclaration de la Guerre, en 39, je le sais, nous étions voisins. Moi, je ne l'ai pas connu à Pouget. C'est juste après la Grande Guerre qu'il est mort.

Il était installé charron dans la maison qui se trouve entre celle de Maître Moulis, que Barrado le beau-père de Chenet a rachetée ensuite, et celle de Dédé Fraisse.

- A quoi ça servait un éclairage public à cet endroit ?

- Il y a toujours été, Clément Pech disait qu'avant il y avait là un poste de garde... Mais à l'époque !

 

Les trous de scellement de cet éclairage sont toujours visibles au croisement de la rue des Rempart et celle des Pénitents, sur le mur du jardin de Flou.