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Alexandre Ansaldi
Montréal a une rue Alexandre Ansaldi, derrière la Gendarmerie. Or Alexandre Ansaldi n’a jamais existé si ce n’est que comme farceur ou comme mythomane. Cet homme a passé sa vie à mystifier les mairies pour qu’elles donnent son nom à une rue nouvelle.
Marseille, Perpignan, Royan, entres autres sont tombées dans le panneau. Saint Affrique, par contre, avait vu venir le coup. Le Centre Presse de l'Aveyron avait reniflé le canular !
A Montréal, Alexandre Ansaldi a eu la chance de tomber sur une employée de mairie d’une niaiserie extraordinaire qui n’a pas même pas ouvert un dictionnaire pour vérifier les états de services du plaisantin. Le monsieur était philosophe, il le disait lui-même !
Et comme le maire et son conseil étaient, et sont toujours, l’illustration même de l’illettrisme le plus criant, ce n’est pas à ce niveau que la critique pouvait s'exercer.
C’est notre regretté ami, Clément Pech qui avait levé le lièvre et avait amené les preuves de la mystification qui était du même niveau que celle du crâne de Voltaire enfant. Nous avons toujours ces documents.
Cette rue Alexandre Ansaldi reste un monument à la Bêtise Municipale, la médaille d'Or de la Sottise sur le revers de la veste du maire.
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